Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, trop de femmes négligent encore de se rendre régulièrement à un dépistage du cancer du sein. Tous les cas de figure ont déjà été rencontrés et personne n’est vraiment à l’abri de ce fléau : statistiquement, aujourd’hui, une femme sur onze a un cancer du sein. On sait que plus les tumeurs sont dépistées tôt et traitées, plus elles ont de chances de guérir. Il ne faut pas que l’euphorie dans laquelle vous baignez depuis la naissance de bébé vous fasse oublier de préserver votre avenir, et celui de votre petit ! Petit mode d’emploi.
Dépister pour guérir vite et bien
Si de plus en plus de femmes ont un cancer du sein, de plus en plus en guérissent.
Cela peut s’expliquer par le fait qu’aujourd’hui les petites tumeurs sont dépistées et traitées, ce qui justifie l’augmentation du nombre de cancers du sein et aussi le nombre de guérisons. Grâce aux progrès de la médecine, les cancers du sein sont souvent pris en charge très tôt dans le développement de la maladie. Ce qui a permis cette précocité, c’est notamment l’apprentissage de l’autopalpation des seins : beaucoup de femmes vont en consultation parce qu’elles ont senti une petite boule dans un sein. Si cette petite boule s’avère être un cancer, malgré la gravité de la maladie, ces femmes guérissent dans la majorité des cas.
Il est donc absolument nécessaire de vous auto-palper régulièrement. Si vous ne savez pas comment faire, demandez à votre médecin de vous expliquer et effectuez régulièrement votre petit examen pour être rassurée.
Faire une mammographie
Parallèlement à l’autopalpation, il est nécessaire de réaliser une mammographie au moins tous les deux ans, et tous les ans à partir de 50 ans !
Cette radiographie des seins n’est absolument pas douloureuse mais peut être désagréable si la personne qui le réalise est quelquefois distraite : n’hésitez pas à dire si cela vous fait mal !
Les seins sont pressés entre deux plaques de plexiglas, un coup horizontalement, un coup verticalement une fois le sein droit, une fois le sein gauche.
La mammographie permet de visualiser le tissu mammaire ainsi que des tissus qui sont différents en particulier des tumeurs bénignes ou malignes.
Un petit conseil :
Il vaut mieux choisir d’aller chez le radiologue pendant la période post-menstruelle c'est-à-dire juste après les règles où les seins sont souvent moins lourds, moins gonflés et l’examen tout à fait supportable.
Les facteurs de risque du cancer du sein
A l’heure actuelle, il n’existe pas de facteur unique responsable de l’apparition d’une tumeur au sein. Ceci dit, on constate que les risques de contracter un cancer du sein sont légèrement plus élevés chez les femmes :
- sans enfants ou dont le premier enfant a été conçu après l’âge de 30 ans ;
- dont les premières règles ont débuté avant l’âge de 12 ans ;
- dont la ménopause est apparue après l’âge de 55 ans ;
- dont une parente de premier degré (sœur, mère, fille) a présenté un cancer du sein, surtout si cette parente était pré-ménopausée au moment du diagnostic ;
- ayant déjà eu un cancer du sein ;
- ayant eu un cancer de l’ovaire et/ou de l’endomètre (muqueuse qui tapisse la cavité utérine)
L’âge
Le risque d’avoir un cancer du sein augmente avec l’âge :
- Cette maladie est rare chez les femmes de moins de 35 ans.
- Le risque de développer un cancer du sein est deux fois plus élevé après 40 ans.
- 75 % des cancers du sein se développent chez les femmes de plus de 50 ans.
Les cancers du sein " familiaux "
Il n’est pas rare de rencontrer plusieurs cancers du sein dans une même famille : grand-mère, mère, fille, sœurs, tantes. Si c’est votre cas, parlez-en à votre médecin.
En règle générale, ce n’est pas le cancer qui est héréditaire mais éventuellement le terrain. On a découvert des gènes communs présents sur les chromosomes de ces familles " à risque ". Les personnes qui sont porteuses de ces gènes doivent être surveillées plus tôt et plus fréquemment que les autres : examen médical des seins, échographies, voire IRM, une à plusieurs fois par an.
Traiter pour guérir
La chirurgie pour les toutes petites tumeurs
Les petites tumeurs en général enlevées par un chirurgien, sous anesthésie générale, mais ne nécessitent pas une chirurgie lourde. Les patientes sont guéries et regagnent rapidement leur domicile. Toutefois, une surveillance est instaurée et une visite chez le médecin programmée tous les 6 mois.
Tant que la tumeur est de petite taille, il n’y a pas d’extension locale et encore moins de métastases, le traitement chirurgical guérit la maladie.
Traitements complémentaires
Pour des pathologies plus lourdes ou plus douteuses, il faut parfois entamer une chimiothérapie ou une radiothérapie complémentaires pour être sûr que toutes les cellules cancéreuses seront détruites.
De même, quand la tumeur a une certaine taille, il est parfois plus prudent d’enlever tout ou partie du sein pour ne pas prendre le risque de laisser en place des cellules cancéreuses qui auraient pu s’échapper au-delà de la tumeur.
Parfois il est aussi nécessaire d’enlever des ganglions qui se trouvent dans l’aisselle, ce sont ceux qui drainent la lymphe du sein. Les ganglions sont une première barrière efficace contre l’envahissement du cancer dans l’organisme. Il faut parfois les enlever pour les analyser, pour voir si on ne retrouve pas des cellules cancéreuses. Le traitement serait alors différent et plus intensif puisque l’envahissement sera alors régional.
Taux de guérison
Le taux de guérison du cancer du sein est de 80 % après 5 ans. Comme dans tous les cancers, l´intervalle existant entre l´apparition de la tumeur et son diagnostic détermine en grande partie le pronostic de guérison. Plus un cancer est détecté tôt, plus on a de chance de le guérir. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.