C’est avec votre pédiatre que vous déciderez quand et comment commencer la diversification alimentaire. Cela dépend en effet de votre activité, de votre reprise du travail, de l’allaitement ou non, d’éventuelles allergies ou non. Petit tour d’horizon.
Quand commencer ?
Commencer la diversification alimentaire à 3 mois est assez précoce. A cet âge, les médecins ont constaté une augmentation des allergies alimentaires. On préfère conseiller le début de la diversification en repoussant les premiers jus de fruits et les premières céréales vers le début du 4e mois. Quant à l'introduction des légumes et des viandes, il faut attendre le début du 5e mois, voire le début du 6e mois.
N’oubliez pas que les qualités nutritionnelles du lait apportent la totalité des besoins en vitamines, oligo-éléments, et minéraux dont les bébés ont besoin jusqu'au 6e mois. Si vous avez cessé d’allaiter, suivez les prescriptions du pédiatre dans le choix du lait de remplacement.
Peu à peu, apprendre de nouveaux goûts
L’introduction de nouveaux aliments doit se faire lentement, et un à un. Cela permet à l’organisme de bébé d’assimiler progressivement la nouveauté, en évitant la " surdose " qui pourrait révéler des allergies alimentaires. Si le terrain familial est propice aux allergies, il est même conseillé de ne pas commencer avant 6 mois pour en diminuer le risque d’apparition chez bébé.
Ne pas introduire trop tôt le lait de vache
A défaut d'allaitement maternel, l'alimentation du nourrisson est exclusivement composée de lait de premier âge, de la naissance à 4 ou mieux 6 mois. Le lait second âge prend le relais durant la période de transition correspondant au début de la diversification, c'est-à-dire à l'introduction d'aliments non lactés. Celui-ci est ainsi recommandé de 4-6 mois à 9-12 mois. Et enfin de un à trois ans, on conseille le lait de croissance.
Pourquoi est-il déconseillé d'abandonner trop tôt le lait de remplacement ? En raison d'un risque de carences nutritionnelles. Jusqu'au second semestre, les apports nutritionnels du nourrisson sont encore entièrement assurés par le lait. Or le lait de vache est moins riche que les laits infantiles en acides essentiels, fer, vitamine B9 (acide folique) et vitamines C, D et E. Inversement, plus riche en protéines et minéraux (sodium, potassium et phosphore), il expose à des excès.