La vie de bébé prend place

Bébé aura toujours besoin de vos câlins, de vos caresses et de votre attention. Néanmoins, il s’émancipe de jour en jour et peu à peu, trouve une certaine autonomie. Pour faire un " bébé bien dans sa peau ", vous avez aussi votre rôle à jouer...

Apprendre à bébé à exister
Entre la totale dépendance du nourrisson et le petit qui s’habille et mange seul, il y a un long chemin, celui de l’autonomie. Vous allez le parcourir avec votre enfant en le soutenant d’une main rassurante... mais en sachant aussi le lâcher quand il le réclame.

L’autonomie, ce n’est pas une qualité innée. Cela demande un apprentissage que vous, maman, êtes la seule à pouvoir donner à votre petit. Il n’apprendra pas à se débrouiller seul si vous ne lui inculquez pas d’abord un sentiment de confiance en lui. Il ne s’agit pas non plus d’en faire un " roi " à qui rien ne résiste et qui impose sa loi !

L’étymologie grecque de l’adjectif " autonome " signifie une personne qui se fixe elle-même ses propres lois (auto : soi-même, nomos : les lois). En sachant cela, vous imaginez le chemin à parcourir...

" C’est parce que l’enfant a acquis une autonomie psychique, c’est-à-dire la capacité à savoir parfois être seul avec lui-même, qu’il pourra ensuite construire son autonomie matérielle, c’est-à-dire agir seul, sans l’aide d’un adulte. L’un ne va pas sans l’autre ", explique une psychologue. Vous pouvez commencer dès le berceau. Un bébé autonome est capable de rester de petits moments seul dans son lit sans être terriblement angoissé. Cette sérénité, vous pouvez l’aider à l’atteindre. Quand un nourrisson est suffisamment porté dans les bras, quand on lui parle régulièrement, quand on répond à ses besoins sans trop le faire attendre, il se sent en sécurité, entouré. Il est donc capable de se contenir quelques instants quand ses parents s’éloignent, sans se laisser déborder par la panique.

Mais le plus important est sans doute de lui faire passer le message suivant dès sa naissance : " Pour l’instant, mon bébé, tu es totalement dépendant de nous tes parents, tu ne peux rien faire sans nous. Mais cela ne t’empêche pas d’être une personne à part entière, avec tes désirs, tes envies, tes compétences à toi. " Inconsciemment, il saisit déjà qu’il existe et qu’il a quelque chose à dire même s’il est encore passif. En s’adressant à un tout-petit, en lui parlant, on lui montre qu’il compte dans la vie de la famille, on le responsabilise. On peut insister sur ses goûts : "Tu n’aimes pas le biberon quand il est trop chaud." Ou bien sur ses compétences : "Tu voudrais bien le tenir tout seul quand tu poses tes petites mains autour ". Bien mieux qu’un petit jeu, ce comportement est un éveil à la vie.