Bébé devient carnivore

Riche en protéines et en fer, la viande est indispensable dans la vie de bébé. Elle doit cependant être introduite par étapes car si l’introduction est trop précoce, il se peut que votre petit développe des allergies. Vers 8 mois, la viande doit faire partie de son alimentation. Par la même occasion, il apprendra à découvrir les morceaux.

Source d’énergie
La viande apporte à bébé l’énergie dont il a besoin pour se dépenser tout au long de la journée. Il se redresse, il rampe, il marche à quatre pattes, il attrape tout ce qui lui passe par la main... : pour tous ces nouveaux efforts, l’organisme de bébé réclame des lipides, des acides gras et des vitamines B, PP et B1 contenues dans la viande. Les viandes de boeuf, de veau, de dinde et de poulet sont idéales car elles sont peu grasses, tout comme le jambon blanc sans poly phosphates. Pour être sûre qu’il n’en contient pas, choisissez un produit certifié " Label rouge " ou " bio ", de même que pour la viande hachée.

La présentation sera pour beaucoup dans le fait que bébé succombera ou non au plaisir d’un bon steak. Pour la cuisson, mieux vaut rôtir ou griller la viande sans matières grasses. La cuisson à l’eau est aussi une bonne solution. Pour ses débuts, mieux vaut mixer la viande, et pourquoi pas, la mélanger à une légère sauce tomate ou à une purée. Vers 15 mois, bébé acceptera la viande avec des morceaux de plus en plus gros à condition de la servir tendre.

Quant aux quantités, cela dépend de l’âge de bébé : les besoins correspondent à 2 grammes de protéines par jour et par kilo. Un bébé qui pèse 15 kilos aura donc besoin de 30 g de protéines dans la journée. N’hésitez pas à investir dans une balance pour éviter les gaspillages ! Entre 9 mois et 1 an, bébé peut manger jusqu’à 15 à 20 g de viande par jour, soit l’équivalent de 4 à 5 cuillères à café. Mieux vaut lui donner cette quantité en un seul repas, le midi. Après l’âge de 1 an, 30 à 40 g de viande par jour suffisent.

Côté pratique, les petits pots sont parfaits car ils contiennent la quantité de protéines adaptées à chaque âge.

Introduire les morceaux dans l'alimentation de bébé
La diversification alimentaire doit, au fil du temps, offrir une diversité de goût mais aussi de texture afin que vers 1 an, bébé aborde les petits morceaux avec plaisir.

Cette modification de texture ne doit pas se faire du jour au lendemain mais de façon progressive en passant de la texture homogénéisée (mixée très fin comme dans les petits pots), à mixée, puis moulinée, puis hachée et enfin, en petits morceaux.

Pas de précipitation...
Entre 7 et 11 mois, la dentition de bébé se développe, il commence à vouloir manger seul son morceau de pain, il essaie de porter la nourriture à sa bouche et manifeste le désir de tenir sa cuillère.

C’est donc le moment de l’introduction d’aliments moulinés (légumes moulinés, viande hachée, fromage tendre râpé) pour varier les plaisirs.

L’introduction de petits morceaux va se faire autour de 12-15 mois, avec son désir d’autonomie et de curiosité grandissant. C’est donc le moment de profiter de ces désirs et de proposer à bébé des fruits crus bien mûrs en fines lamelles, des légumes cuits et tendres en petits morceaux, des pâtes, du riz et des viandes hachées.

Apprendre sans forcer
Evitez d’associer cette nouvelle consistance en la mélangeant avec sa purée bien veloutée.

 

  • Choisissez plutôt de lui donner un petit morceau issu de ses aliments préférés.
  • Ne lui présentez qu’une partie du repas sous forme de petits morceaux, l’autre étant mixée afin que votre bébé fasse bien la différence.
  • Laissez à l’enfant le plaisir de toucher et de découvrir avec ses mains.
  • Permettez-lui de croquer à pleines dents une pêche épluchée et bien mûre par exemple.
  • Proposez des morceaux tendres comme des légumes bien cuits ou des fruits très mûrs, les morceaux durs risquant d’être avalés de travers.
  • Invitez votre enfant à votre table : comme il aime vous imiter, il sera forcément plus intéressé par votre assiette, et donc vos morceaux, que par sa purée...
  • Enfin, un temps d’adaptation est nécessaire et si une expérience n’est pas concluante la première fois, recommencez mais surtout, ne le forcez jamais...