Les infections materno-fœtales

Dès votre première consultation médicale, votre gynécologue vous prescrira une prise de sang afin de contrôler votre groupe sanguin et d’évaluer votre degré d’immunité à certaines maladies.

La toxoplasmose, la rubéole et le cytomégalovirus sont des infections parasitaires ou virales que la future maman peut transmettre à son fœtus. Heureusement, quelques précautions simples permettent de les éviter.
 
La toxoplasmose
La toxoplasmose est une infection transmise par un parasite, le toxoplasme, qui se trouve dans les intestins du chat ou d’autres espèces animales, mais aussi dans la terre.

C’est une maladie bénigne qui se traduit parfois par de simples signes grippaux, mais qui passe souvent inaperçue chez la maman. Néanmoins, elle peut contaminer le fœtus en début de grossesse (1%) et ces conséquences sont graves : fausse couche, problèmes cérébraux, atteintes oculaires pendant l’enfance.

En fin de grossesse, les risques de transmission sont beaucoup plus élevés, mais les conséquences sont moins graves.

Pour prévenir cette maladie, il suffit de respecter quelques règles d’hygiène très simples. Lavez soigneusement les crudités et évitez d’en consommer au restaurant ou dans les buffets. Ne mangez aucune viande non cuite ou saignante. Tenez-vous à l’écart des chats, ne les caressez pas et ne touchez pas à la litière d’un chat durant toute la durée de votre grossesse. Enfilez des gants pour jardiner et bien sûr, lavez-vous régulièrement et soigneusement les mains au savon.
 
La rubéole
C’est une maladie éruptive sans gravité pour l’enfant et l’adulte, mais elle est redoutable pour l’embryon et le fœtus. Ce virus se transmet très facilement par voie aérienne et par la salive. Raison pour laquelle la vaccination est aujourd’hui recommandée à toutes les petites filles et petits garçons.

Les risques de transmission sont importants en début de grossesse, car c’est durant cette période que les conséquences du virus sont les plus graves : problèmes cardiaques, auditifs, oculaires, système nerveux atteint. Entre la 12e et la 18e semaine, le risque de contamination reste fort, mais les répercussions sur le bébé sont moindres et diminuent au fur et à mesure de l’avancement de la grossesse.

La détection de la rubéole se fait par analyse sérologique. Des résultats positifs démontrent que vous avez déjà été en contact avec le virus. Vous n’avez rien à craindre. S’ils sont négatifs, une nouvelle prise de sang est préconisée pour contrôler que vous n’avez pas développé la maladie.
 
Le cytomégalovirus
Ce virus appartient à la même famille que l’herpès. Il est présent dans la salive et les urines des personnes infectées. Bénigne chez l’adulte et l’enfant, cette infection peut provoquer de graves malformations chez le fœtus, d’autant que le risque d’anomalies sévères reste constant tout au long de la grossesse.

Seulement 50% des futures mamans ont développé l’infection à cytomégalovirus et sont donc protégées grâce à la présence d’anticorps. Le dépistage est donc vivement conseillé.

Les futures mamans en contact avec des jeunes enfants, celles qui travaillent en crèche ou en école maternelle doivent prendre des précautions particulières comme se laver régulièrement les mains après le change. Votre sérologie est négative ? Dans ce cas, vous n’avez pas développé d’anticorps et vous prendrez les mêmes précautions qui vous paraîtront peut-être un peu simplistes, mais qui se révèlent très efficaces. Encouragez le papa à en faire autant.
 
La listériose
Comme la rubéole et la toxoplasmose, la listériose est une maladie bénigne chez la mère, mais redoutable pour le fœtus. Peu visible, elle se manifeste comme une grippe banale et est donc délicate à dépister.

Elle est transmise, soit par les animaux domestiques ou d’élevage, soit par des aliments d’origine animale (viande, œufs, lait, fromage) soit au contact d’un animal contaminé. Le bacille traverse le placenta provoquant un accouchement prématuré.

La meilleure prévention consiste à s’abstenir de manger certains aliments dangereux : fromages au lait cru, poissons fumés, coquillages, surimi. Évitez les charcuteries artisanales et préférez le jambon préemballé. Enlevez la croûte des fromages, réchauffez soigneusement les plats cuisinés et lavez les crudités et les herbes aromatiques.

Veillez à avoir toujours un frigo impeccable, désinfectez-le à l’eau de Javel et maintenez-le à une température entre 3 °C et 7 °C maximum.