Cet examen est proposé :
- aux femmes de plus de 36 ans;
- à celles qui ont des antécédents familiaux de maladies génétiques;
- à celles dont le test sanguin et l’échographie font soupçonner un risque d’anomalie;
- à celles qui ont déjà eu un enfant porteur d’une malformation ou qui ont déjà fait plusieurs avortements suite à une anomalie chromosomique;
- aux couples dont l’un des conjoints présente une anomalie du caryotype.
Pratiqué aux alentours de la 16e semaine de grossesse, il consiste à prélever 10 à 20 ml de liquide amniotique et permet d’établir le caryotype du fœtus, donc de dépister des maladies comme la trisomie 21 et l’hémophilie.
Comment ça se passe ?
Le prélèvement est réalisé sous contrôle échographique permanent. À l’aide d’une longue et fine aiguille, le gynécologue obstétricien aspire un peu de liquide amniotique à travers la paroi abdominale, sans que cela soit plus douloureux qu’une simple piqûre. Ça ne demande que quelques minutes, et aucun besoin d’anesthésie. L’examen terminé, vous rentrez chez vous et vous vous reposez sans pour autant rester couchée.
Les résultats ne sont connus qu’au bout de 10 à 20 jours. Un délai qui paraît éprouvant pour de nombreux couples.
Y a-t-il un risque ?
La plupart des hôpitaux sont équipés pour effectuer ces prélèvements et, avec les techniques échographiques et l’expérience des médecins, le risque de fausse couche est limité à 0,8%. Ce n’est pas 0%, mais quand les examens font craindre des malformations chromosomiques, on n’hésite pas.