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Symptômes, causes et conséquences de la grossesse extra-utérine

La grossesse extra-utérine (GEU) est aussi appelée grossesse ectopique. Comment reconnaître une grossesse extra-utérine ? De quelle manière est-elle prise en charge ? Et quels sont les impacts sur la future fécondité de la femme ? Nous vous expliquons.

La grossesse extra-utérine, qu’est-ce que c’est ?

Normalement, un ovule est fécondé dans la trompe de Fallope avant de descendre dans l’utérus pour s’y implanter. Dans le cas d’une grossesse extra-utérine, l’ovule ne parvient pas à rejoindre l’utérus. Il se développe alors en dehors de la cavité utérine. Il s'installe dans la trompe de Fallope, dans l'ovaire ou parfois même dans la cavité abdominale. Le fœtus n’est dans ce cas pas viable. Il ne peut pas se développer normalement. La grossesse doit alors être interrompue au plus vite.

La grossesse extra-utérine et ses symptômes

Des femmes développant une grossesse extra-utérine ne présentent parfois aucun symptôme. La GEU est alors révélée lors d'un examen de routine. Elle peut même disparaître spontanément.
Cependant, différents signaux permettent généralement de reconnaître une possible grossesse extra-utérine, tels que :

  • l'absence de règles ;
  • des nausées ;
  • une sensibilité aux seins ;
  • des saignements vaginaux anormaux, foncés ou bruns ;
  • des douleurs ou des crampes abdominales ;
  • des contractions similaires à celles ressenties lors d'un accouchement ;
  • des malaises.

Attention : des maux de ventres et des petits saignements ne sont pas systématiquement dus à une GEU. Si vous avez des doutes, contactez votre médecin ou gynécologue. Seul un professionnel de la santé sera apte à diagnostiquer une grossesse extra-utérine.

Quand consulter ?

Si vous n'êtes pas certaine que l'ovule est bien implanté dans l'utérus, faites un bilan médical au plus tôt. Pour indication, les douleurs d'une GEU apparaissent aux alentours de 2 à 6 semaines. D'autres signes peuvent s'ajouter, tels que des saignements foncés, une pâleur des muqueuses ou une sensation d'étourdissement. Dans ce cas, rendez-vous directement aux urgences gynécologiques. Plus la prise en charge est rapide, moins les risques de complications sont élevés.

Les professionnels de la santé disposent du matériel adéquat pour repérer une grossesse extra-utérine. Ils procéderont soit à un toucher vaginal, une échographie ou une prise de sang. Cette dernière permettra de voir le taux de HCG ou β-HCG. Cette hormone, dite de grossesse, augmente beaucoup plus faiblement en cas de GEU. L'échographie vaginale confirme le diagnostic. Le médecin référent explique alors à la patiente la méthode choisie pour intervenir sur la grossesse. Le rapport bénéfice/risque est considéré avec attention dans tous les cas.

Vous suspectez une GEU ? En cas de doute, vous pouvez repérer l’éventualité d’une grossesse extra-utérine grâce à un test de grossesse. Celui-ci s’appuie sur le repérage des hormones produites par l’œuf. Elles sont identiques, que la grossesse soit extra ou intra-utérine. Cependant, en cas de GEU, la quantité repérable d’hormones HCG est inférieure à celle observée normalement. Un test n’est donc pas suffisant et peut s’avérer négatif malgré la présence de la grossesse extra-utérine. Il est primordial de vous rendre chez votre médecin ou aux urgences au moindre doute.

Les causes possibles d'une grossesse ectopique

Souvent, la grossesse dans la trompe se produit parce que l'œuf est trop gros pour passer. Il reste alors bloqué dans la trompe. C’est ce qu’on appelle la grossesse tubaire.

Dans d'autres cas, c'est le pavillon tubaire qui ne capte pas correctement l'ovule. Cet entonnoir, aussi appelé infundibulum, a pour rôle de recueillir l’ovocyte lorsqu’il est expulsé par l’ovaire. Si cette tentative échoue, la fécondation a alors lieu dans l'ovaire, dans la trompe de Fallope ou dans la cavité abdominale.

Une grossesse extra-utérine peut aussi survenir sans cause apparente. Certains facteurs aggravants sont liés au risque d'apparition d'une GEU :

  • le tabagisme ;
  • des antécédents de GEU ;
  • l'âge avancé de la mère ;
  • le recours à la fécondation in vitro ;
  • la présence d'une maladie sexuellement transmissible ;
  • la chirurgie à visée de stérilité ;
  • le recours à certains médicaments contre l'infertilité ;
  • la pilule micro-progestative ;
  • le port d'un stérilet.

Conséquences d'une grossesse extra-utérine

Quoi qu’il arrive, une grossesse extra-utérine ne peut être menée à terme. Celle-ci nécessite une intervention, soit via l’injection d’un médicament ou via une intervention chirurgicale.

Sans prise en charge, l'évolution la plus grave de la GEU entraînerait la rupture de la trompe. L’hémorragie produite par cette déchirure pourrait être rapidement dommageable. Actuellement, les diagnostics précoces permettent de conserver une marge confortable d’intervention et de limiter fortement ce risque.

Si la grossesse extra-utérine est récente, de petite taille et sans symptômes, le médecin peut proposer une injection de méthotrexate. Ce produit, généralement administré par piqûre dans la fesse, empêche les cellules qui grandissent rapidement de se développer. Comme les cellules de l’embryon ont une croissance rapide, ce médicament est particulièrement efficace pour arrêter leur développement. Après l’injection, une prise de sang hebdomadaire permet de contrôler l’arrêt de la grossesse.

Dans quelques rares cas, le corps élimine lui-même la grossesse extra-utérine par expulsion naturelle. Un suivi médical reste nécessaire pour prévenir toute aggravation de la situation.
Si la grossesse extra-utérine est déjà avancée et occasionne des douleurs ou des saignements, l'intervention chirurgicale s'impose. L'œuf est retiré de la trompe ou de l'ovaire sous anesthésie et par cœlioscopie. Cette opération est peu invasive. Elle consiste à insérer une sonde et une minuscule caméra dans l’abdomen. Le chirurgien peut alors intervenir sur la GEU de façon très minutieuse. Les chances de pouvoir mener une grossesse future sont améliorées si la trompe de Fallope est réparée pendant l’intervention.

Dans de rares cas, la laparotomie remplace la cœlioscopie. Le chirurgien incise alors complètement l’abdomen. Cette opération est parfois pratiquée sur les GEU abdominales. Elle est surtout utilisée en cas d’urgence vitale pour la femme, s’il y a une hémorragie par exemple.

L'impact psychologique d'une grossesse extra-utérine est similaire, et parfois supérieur, à celui d'un avortement. Il est important pour la femme d'être écoutée. Si besoin, le recours à un psychologue ou à un thérapeute peut aider à passer ce cap difficile.

Quel impact la GEU a-t-elle sur la fertilité ?

Généralement, il n'y a pas de lien entre une grossesse extra-utérine et le taux de fertilité de la femme. Cela signifie que ces interventions ne devraient pas mettre en danger une future grossesse. Au contraire, on observe souvent des grossesses consécutives après une GEU. Le risque de refaire une grossesse ectopique enjoint cependant à la vigilance. La première échographie est alors réalisée de façon précoce, pour valider le bon positionnement de l'œuf.

Si la GEU est prise en charge chirurgicalement, il est possible qu'elle entraîne l'ablation d'une trompe ou d'autres séquelles, bien que rares. Dans ce cas, le médecin prend le temps de discuter avec sa patiente des conséquences sur sa fertilité. Un recours à la procréation médicalement assistée peut être envisagé en cas de récidive.

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